Mardi 30 octobre 2018

Silence et prière (Apocalypse 8,1-5)


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Le septième sceau est silence et prière. Ce silence d’une demi-heure crée inévitablement une rupture qui surprend. On ne peut que retenir sa respiration. Que va-t-il se passer ? Un nouveau septénaire fait de trompettes qui vont annoncer une suite de cataclysmes (dès le v. 6), donc pas étonnant qu’il faille faire silence avant cela. C’est un peu le calme avant la tempête. La parole est suspendue et rien ne peut qualifier ce qui va se passer. On peut même se demander pourquoi Dieu n’intervient pas pour que ce mal cesse de se déployer. Face à la souffrance, nous sommes souvent muets, incapables de mettre des mots sur elle. On entend ici le silence du Vendredi saint. Le silence appelle l’écoute, la favorise. Le silence est un exercice difficile pour l’humain habitué à remplir sa vie de bruits et de sons, reflets de son existence au monde. Or devant Dieu, pas besoin d’exister ainsi. Le silence rappelle l’essentiel de la vie devant Dieu : je suis qui je suis et Dieu le sait déjà. Devant le trône qui est signe de la présence de Dieu se trouve un autel comme dans le temple de Jérusalem qui n’est plus. Depuis la résurrection de Jésus, plus besoin de sacrifices sanglants. La relation à Dieu est spirituelle, sans matérialisation du sacrifice. La prière n’a plus besoin de lieu temporel spécifique, elle est partout chez elle. L’Apocalypse en fait ici l’éloge, la décrivant comme parfums qui montent directement à Dieu.

Jean Biondina

Prière: Qu’ai-je à t’offrir, Seigneur ? Les simples mots de ma pauvre prière qui sont devant toi comme des parfums de vie.  

Référence biblique : Apocalypse 8, 1 - 5

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