Mercredi 20 septembre 2017

Un cœur d’enfant (Luc 18,15-17)


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Il faut reconnaître que l’idée qu’il existe une relation spécifique de l’enfant au royaume de Dieu est difficile à imaginer pour nous. Mais peut-être que cette difficulté est précisément la preuve que notre propre relation au royaume de Dieu n’est pas une relation qui sonne juste? En effet, notre relation est bien souvent marquée par une approche avant tout intellectuelle, par le souci de mériter ou de gagner ce qui n’est que grâce. Nous ne pouvons pas nous représenter comment un enfant peut «recevoir» le royaume. Mais ce mystère est sans doute très voisin d’un autre, tout aussi difficile à pénétrer: comment Jésus a-t-il reçu lui-même le royaume? Qu’est-ce qui chez l’enfant permet à Jésus de dire que le royaume est à lui? Certainement pas «l’innocence» ou la pureté qui sont des mots théoriques et ambigus. C’est plutôt cette situation de l’enfant qui fait que sans qu’il y puisse quoi que ce soit, par la force des choses, il doit tout attendre des autres. C’est une situation, pas une «vertu», une grâce de par son état d’enfant auquel il ne peut rien. L’enfant est conduit, par la nécessité même, à vivre par grâce. On ne demande pas à un enfant ce qu'il fait dans sa vie. On le sait bien! Il joue, il pleure, il rit, il espère, il désespère... il vit, et cela suffit pour bien remplir sa vie. L’invitation à ressembler aux enfants «de l’Evangile» est aussi une promesse pour nous adultes, qui sommes de vieux enfants. Elle l’est dans l’exacte mesure où nous arriverions, devant Dieu, à être dé-préoccupés de nous-mêmes et livrés à sa grâce seule.

Rédouane Es-Sbanti

Prière: Que ta joie nous attende au terme des chemins semés d’obstacles et bordés de merveilles. Car tu es un Dieu de vie, et tu prends soin de tes enfants  

Référence biblique : Luc 18, 15 - 17

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