Mercredi 31 octobre 2018

Une création en sursis (Apocalypse 8,6-13)


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En rupture avec ce silence (v. 1), la trompette qui était employée dans l’Ancien Testament pour donner le signal de l’attaque en cas de guerre ou pour louer le Seigneur, claironne comme une déclaration divine. Les quatre premières trompettes atteignent la création et l’environnement naturel de l’homme en en détruisant chaque fois un tiers. Les trompettes annoncent des destructions de la terre et de sa végétation, de la mer et de son peuplement, des fleuves et des sources d’eau pour finir avec les astres du ciel (soleil, lune, étoiles). Tout l’univers terrestre est atteint par ce mal qui vise la destruction de la nature par l’homme sans Dieu, c’est-à-dire l’homme au service de son propre égoïsme, de sa propre faim de posséder à tout prix et malgré tout. Ce pouvoir de destruction reste limité au tiers, ce qui est déjà énorme, signe de sa limite dévastatrice. Toutefois, ces signes ont pour but de donner à penser à l’humain, afin qu’il change de comportement. Ils ressemblent aux plaies d’Egypte qui auraient dû aider Pharaon à modifier sa position, en vain. L’image de l’aigle qui apparaît soudainement s’adresse aux humains comme pour les avertir une fois encore. Cela nous pose inlassablement des questions : sommes-nous encore capables de réfléchir aux actes collectifs de nos sociétés pour penser notre rapport au monde ? Quelle place a la conversion dans mon cœur et dans mes réflexions ?

Jean Biondina

Prière: Aide-moi, Seigneur, dans mon rapport au monde créé que tu nous as donné comme un cadeau, à entendre ta voix et à changer en moi ce qui doit l’être.  

Référence biblique : Apocalypse 8, 6 - 13

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